L’affichage dynamique, effet de mode ou réel outil au service de la médiation culturelle ?
Chaque artiste a un support de prédilection lui permettant d’exercer sa passion.
Le peintre a sa toile, le sculpteur, son bloc brut de matière, l’écrivain, sa feuille blanche (cauchemar de votre serviteur au moment de commencer cet article, soit dit en passant)…
Du côté de Monolithe Studio, si nous embrassons de nombreux types de médium en fonction des projets que nous réalisons, l’écran garde bien évidemment une place à part dans nos petits cœurs mous. Tout simplement parce que dans l’ADN de la société le film est omniprésent, et que l’écran est le moyen le plus évident pour diffuser un film.
Et ce n’est pas nos récents projets narratifs en médiation culturelle qui auront mis à mal ce lien devenu presque intime, bien au contraire !
L’ÉCRAN, UN OUTIL PARFAITEMENT ADAPTÉ À L’APPRENTISSAGE.
Je vous vois râler, vous, parents qui cherchez désespérément à détacher votre progéniture de cet outil diabolique devenu un prolongement naturel de l’homo-numericus.
Mais oui… Si elle est faite intelligemment, l’intégration des écrans dans les projets de médiation culturelle s’avère être un levier puissant pour enrichir l’expérience des visiteurs et favoriser l’apprentissage.
Le film, en tant que support visuel dynamique, permet de capter l’attention de manière immédiate et de transmettre des informations complexes de façon accessible. Les contenus vidéo, qu’ils soient documentaires, explicatifs ou artistiques, offrent une immersion sensorielle qui stimule la mémoire et facilite la compréhension. Et si on rajoute à cela une touche d’interactivité, ces dispositifs encourageront une participation active des publics, transformant ainsi la visite en une expérience ludique et engageante.
Bref, en permettant aux individus de choisir leur parcours et d’interagir avec les œuvres ou les expositions, ces outils favorisent une appropriation personnelle des savoirs, rendant l’apprentissage plus significatif et durable.
C’est d’ailleurs la base du projet d’oeuvre culturelle numérique en cours d’installation à l’hôpital gériatrique du KEM de Thionville !
Une installation « phygitale » située dans l’atrium de l’établissement et imaginée à la demande de l’association KEM animation patrimoine.
Baptisée Ad Urbem (que l’on peut traduire par quelque chose comme « vers la ville »), son ambition sera d’aider à faire (re)découvrir le patrimoine local en proposant une interaction entre un contenu narratif diffusé sur un écran tactile, et une représentation imagée de ce contenu diffusée sur une fresque murale numérique monumentale placée à l’autre bout de la salle.
Mettre des écrans c’est bien, mais ça ne suffit pas.
Au KEM comme ailleurs, les écrans, loin de se substituer aux supports traditionnels, viennent enrichir un discours global et multi-support. Ils s’inscrivent dans une démarche complémentaire aux panneaux explicatifs, aux cartels, aux audioguides et aux visites guidées, offrant une diversité de points d’entrée pour appréhender les contenus culturels.
Cette pluralité de médias permet de répondre aux différents styles d’apprentissage des visiteurs, qu’ils soient visuels, auditifs ou kinesthésiques. De plus, les écrans permettent de contextualiser les œuvres et les objets exposés en les reliant à des ressources externes, telles que des bases de données, des archives numériques ou des témoignages vidéo, contribuant à tisser un réseau de connaissances interconnectées et offrant une vision plus complète et nuancée des sujets abordés.
En somme, les écrans deviennent des outils au service d’une narration culturelle riche et diversifiée, capable de s’adapter aux attentes et aux besoins variés des publics !
Ainsi, lorsque les résidents du KEM, les visiteurs ou les publics scolaires viendront profiter de l’oeuvre pour en savoir davantage sur le patrimoine, ils auront à leur disposition un ensemble de supports imaginés et conçus de manière parfaitement complémentaires (vidéo, son, supports physiques, décors…) permettant de vivre et de partager une expérience immersive et émotionnelle.
C’est, d’après nous, la recette d’un dispositif numérique réellement efficace.
Attirer de nouveaux publics… et faciliter l’accès à l’information pour tous.
En plus d’offre de nouvelles forme de narration et de « découvrabilité » (oui, ce mot existe), l’utilisation des écrans et des outils interactifs dans les musées et les institutions culturelles permet d’attirer de nouveaux publics, en particulier les jeunes générations, familières avec les technologies numériques.
C’est une évidence de dire cela ? Certes. Mais en étayant cela par quelques chiffres, on se rend compte de l’impact réel de cette « révolution ».
Selon une étude récente de l’Observatoire des publics de la culture, l’intégration de dispositifs numériques dans les expositions a contribué à une augmentation de 25% de la fréquentation des 18-35 ans. Ces outils, en rendant les contenus plus accessibles et attractifs, participent à la démocratisation de la culture. Par exemple, le Musée du Louvre a vu une hausse significative de ses visiteurs après l’installation d’écrans interactifs permettant d’explorer virtuellement les collections. De même, le Musée d’Orsay a enregistré une augmentation de 30% des interactions avec ses œuvres grâce à des applications mobiles et des bornes interactives. Ces chiffres témoignent de l’impact positif des écrans sur l’attractivité des institutions culturelles, contribuant ainsi à élargir leur audience et à diversifier leurs publics.
Mais il y a aussi ce qui ne se quantifie pas : la capacité des visiteurs à retenir plus efficacement des informations. Ces petits détails, ces anecdotes qui, auparavant, pouvaient sembler anodines mais qui en réalité font la particularité d’un site, d’une date ou d’une personnalité.
Le dispositif numérique développé pour la Maison de Robert Schuman en est un parfait exemple : au delà de l’effet « cure de jouvence » observé sur le public, les hologrammes, l’installation sonore immersive et la narration intégrée à l’application permettent de mettre en condition et d’être, consciemment ou inconsciemment, à la recherche du moindre détail permettant de mieux connaitre un des pères fondateurs de l’Europe.
La collaboration entre Monolithe Studio et Digilor, une évidence.
En tant que concepteurs d’expériences immersives, nous transformons les récits historiques, artistiques et culturels en dispositifs interactifs engageants pour les musées, les institutions et les lieux de culture.
Dans cette quête d’innovation et d’accessibilité, notre collaboration avec Digilor, qui apporte son expertise technologique et son savoir-faire, est un atout majeur.
Grâce à leur maîtrise des interfaces tactiles et des dispositifs sur-mesure, nous pouvons nous concentrer sur notre propre savoir-faire et donner vie à des expériences où la technologie se met au service du récit. Surtout, ce partenariat nous permet d’assurer une mise en œuvre fluide et efficace de nos concepts, du développement à l’installation sur site, tout en garantissant une installation parfaitement aux normes (ce qui est important pour tout lieux accueillant du public, vous serez d’accord avec nous).
Nos projets conjoints illustrent cette complémentarité : des expositions immersives aux dispositifs pédagogiques interactifs, chaque création est pensée pour offrir une expérience engageante et intuitive. En associant nos compétences en storytelling, design et scénographie à l’ingénierie technologique de Digilor, nous repoussons les limites de la médiation culturelle, en concevant des parcours interactifs adaptés aux nouvelles attentes des visiteurs.
L’oeuvre culturelle numérique Ad Urbem située au KEM de Thionville en est l’exemple parfait. En collaboration avec notre client, nous avons conçu ce mur d’images immersif composé de six écrans synchronisés, disposés de manière à représenter une vue du ciel stylisée de la ville de Thionville et permettant de raconter l’histoire et l’évolution du territoire au fil des images projetées. Digilor a assuré l’installation technique de cette structure sur-mesure malgré le défi de positionnement en épi des écrans, garantissant une diffusion fluide et harmonieuse du contenu visuel.
Ad Urbem illustre parfaitement notre engagement commun à créer des expériences immersives qui transcendent les cadres traditionnels de la médiation culturelle, en apportant une dimension sensible et mémorielle à un lieu inattendu.
Cette synergie entre narration et innovation nous permet d’imaginer des expériences toujours plus captivantes, où chaque visite devient un voyage sensoriel et émotionnel. Avec Digilor, nous donnons un nouvel élan à la transmission du savoir, en plaçant l’humain et l’émotion au cœur de nos dispositifs et en proposant d’enrichir l’expérience des visiteurs, diversifier les modes d’apprentissage et attirer de nouveaux publics.
Car nous en sommes convaincus : en combinant vidéo, interactivité et complémentarité avec les supports traditionnels, les écrans deviennent des outils essentiels pour une médiation culturelle moderne et inclusive.
